Epilogue
Georges
Pierre
A propos de l'oeuvre :
Epilogue
Dans Pierrot Le Fou, tourné en 1965, les couleurs sont enchanteresques. Godard va jusqu’à utiliser des filtres colorants pour certaines scènes phares. L’utilisation des filtres monochromes bleus, rouges et jaunes appuie un propos ou, au contraire, souligne l’incohérence, le caractère irréel. Le film est éclatant et les couleurs bleus et rouges sont fréquemment associées. Le rouge est la couleur de Marianne et symbolise donc la violence et la passion. Le bleu est associé à Ferdinand dit Pierrot. C’est le bleu éclatant du ciel et de la mer mais aussi le bleu du désespoir absolu. Dans la scène finale, le héros s’est peint le visage en bleu et se suicide en utilisant des bâtons de dynamites de couleurs primaires.
A propos de l'artiste :
Georges
Pierre
Pour Georges Pierre, la photographie de plateau n'a pas pour objet de transformer l'image animée en image fixe, mais de restituer l'esprit du film, ce qui implique un travail personnel d'interprétation et d'implication de la part du photographe. Au rythme moyen de trois tournages par an, il a photographié plus d'une centaine de films en trente années d'une carrière qui débute en 1960. Il travaille alors avec des cinéastes de la Nouvelle Vague (Louis Malle, Jean-Luc Godard), mais engage aussi des collaborations qui se prolongeront sur les décennies suivantes, notamment avec Robert Enrico et Yves Robert. Georges Pierre est également le fondateur de l'Association des Photographes de Films, chargée de la défense des intérêts matériels et moraux des photographes de cinéma.
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