Fils d’un pianiste et d’une mère chanteuse de conservatoire, Serge est très tôt baigné dans la musique. Sa chambre est remplie d’instrument de musique et de peintures, deux univers qui lui appartiennent. Une photo de Brigitte Bardot contre le mur nous rappelle cette folle passion qu’ils ont vécu et ces dizaines de chansons qui ont fait le succès musical de Brigitte Bardot.
A propos de l'artiste :
Jacques
Aubert
Cheveux noirs, tempes grisonnantes, pipe en bouche, une stature de bon vivant, Jacques Aubert n’avait rien du photographe "m’as-tu vu?". Il avait horreur des familiarités affectées et faisait son travail avec passion. La "grosse tête" ne faisant pas partie du personnage. Ses amitiés étaient sincères et mesurées, dans un milieu où l’on peut vite perdre les pédales. Il disait : «je tutoie Brassens, mais c’est parce qu’il me l’a demandé». Né à Paris en 1920 d’un père maître d’hôtel et d’une mère couturière, il termine ses études à 18 ans. Sur le plan professionnel, il sera tour à tour employé de banque, comptable, conducteur d’engins de travaux publics… Il fréquente les Auberges de Jeunesse avec les Frères Jacques et les Quatre Barbus qu’il retrouvera plus tard chez Philips. C’est à la fin de la guerre, après un an de service militaire en Allemagne, qu’il découvre la photographie. Un cousin, fondu de la "plaque sensible" qui lui donne le virus. Jacques Aubert a trouvé sa vocation. Véritable autodidacte à une époque où la photo englobe plusieurs métiers en un : la prise de vues, mais également le laboratoire, il est engagé à la Vie Ouvrière, hebdomadaire syndical comme reporter. A cette époque, il n’est encore question que de noir et blanc. Il rentre ensuite au magazine Regards et après une brève période à son compte, Jacques Aubert intègre la société phonographique Philips en janvier 1958. A cette époque, le service photographique dépend de 3 grands secteurs d’activités: la publicité artistique (pochettes de disques, affiches, cartes postales etc.), les relations publiques (manifestations et concerts pour le classique et les variétés), et la publicité commerciale (catalogues, présentoirs etc.), de quoi s’exprimer. Un métier fabuleux qui pousse à se surpasser. Percevoir l’instant précis qui fait le bon cliché demande une grande sensibilité. Dans un laps de temps toujours trop court, il fallait mettre l’artiste à l’aise, régler les détails techniques, tenir compte des desideratas de l’artiste, du directeur artistique et autres intervenants, et surtout, «ne pas se louper». Contrairement au numérique actuel au résultat instantané, il fallait attendre le développement pour savoir si la prise de vue était bonne, et pas toujours la possibilité de la refaire. «Il ne reste que peu de place pour exprimer sa créativité» déplorait-il. De son métier de photographe chez Philips, il disait: «J’adore la photo et le théâtre, je passe ma vie à faire des photos et ne vais presque plus jamais au théâtre… A quoi bon? Puisqu’il vient à moi chaque jour! C’est merveilleux… non?» Jacques Aubert a pris sa retraite fin 1980 après 22 ans de bons et loyaux services, à une époque où l’on pressentait déjà une profonde mutation dans le monde de la reproduction musicale. Il est décédé en septembre 1994.