Pebble Beach
Slim
Aarons
A propos de l'oeuvre :
Pebble Beach
Située dans la région de Palm Springs en Californie, Pebble Beach - La plage de galets - est connue pour allier splendeur naturelle et loisirs de luxe. En plus de son magnifique parcours de golf, ce lieu accueille un centre équestre prisé par la Jet Set. La photographie représente cinq cavaliers revenant d’une promenade sur la plage dans la lumière déclinante de la fin de journée. Slim Aarons choisit un cadrage large et le décor occupe donc une partie plus importante que le sujet principal. La composition de la photographie est construite sur la profondeur. La succession des plans entraîne l’œil vers le lointain, au-delà de la ligne d’horizon comprise entre le ciel nuageux et la mer. Le photographe organise son œuvre avec des codes de la Peinture. Les joncs au premier plan sont ce que l’on appelle en peinture des "repoussoirs". Ils ont pour fonction de faire apparaître les autres éléments plus petits et donc plus éloignés mais aussi de faire valoir les autres motifs par contrastes. La mise en perspective repoussant sans cesse l’œil vers le lointain rappelle les théories sur la Peinture de la renaissance et plus particulièrement la célèbre phrase d’Alberti qui compare une œuvre d’art à une fenêtre ouverte sur l’infini. (1976)
A propos de l'artiste :
Slim
Aarons
De son vrai nom Georges Allen Aarons, Slim Aarons s’engage dans l’armée américaine à 18 ans. Il devient photographe à l’Académie militaire de West Point puis reporter lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Au sujet de sa participation au conflit, qui lui vaut pourtant une décoration militaire, Aarons dit simplement que la seule plage qui vaille la peine que l’on y débarque est celle ornée de ravissantes jeunes filles dénudées, bronzant tranquillement sous le soleil.
De 1950 à 1980, il devient le photographe de la Jet Set et se consacre à la représentation du Hollywood glamour et doré. Les personnages sont exclusivement des célébrités, photographiées dans des décors luxueux, souvent autour d’une piscine, dans leur propre demeure. Il bâtit sa carrière en ne photographiant que des gens attirants faisant des choses attirantes dans des endroits attirants. En 2002, il déclare au journal The Independant : «Je connaissais tout le monde, ils m’invitaient à leurs fêtes car ils savaient que je ne leur ferais pas de mal. J’étais l’un d’entre eux.»
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