«Peter Turnley appartient à l’espèce rare, donc précieuse, de ces Américains qui prennent un plaisir canaille à se fondre dans le peuple de Paris… Pour tous ceux qui savent lire les images , celles de Peter révèlent sa fraternelle tendresse pour mes concitoyens.»
Robert Doisneau, Paris 1983
Peter Turnley est l’héritier des grands maîtres de la photographie française comme Brassai, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Édouard Boubat. Il a commencé par assister Robert Doisneau, avant de devenir, tout naturellement, un proche ami de Édouard Boubat. L’influence de ces monuments de la photographie française sur le travail de Turnley est évidente, et se lit aussi comme un hommage, débordant d’affection. Mais en même temps, c’est la perception sensible et personnelle de Turnley, ébloui depuis 25 ans par ce qu’il tient pour la plus belle ville du monde.
Par son activité de photoreporter, Peter Turnley voyage depuis près de dix-sept ans dans tous les pays du monde, témoin de toutes les guerres, révolutions, catastrophes naturelles, famines et génocides. À force de traduire la dimension humaine de ce qui arrive dans le monde, son aspiration à la paix intérieure s’est trouvée confrontée à d’innombrables horreurs. Cette exigence frénétique et déstabilisante a eu pour constante de toujours le ramener à Paris, ville idéale pour se ressourcer. Les images de Paris qu’il nous donne sont le contrepoint tendre et heureux aux images violentes et souvent dures de son métier de photoreporter.
(Extrait du livre Peter Turnley - Parisiens aux éditions Abbeville)